Chronique N°2 : L’Histoire Sans Fin

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Titre : L’Histoire Sans Fin
Auteur : Michael Ende
Genre : fantastique 
Éditeur : Hachette 
Prix : 19,90€
Nombre de pages : 517
Note : 4 / 5 

 

 

 


Résumé :
 
Allongé dans le grenier poussiéreux de son école, Bastien s’évade entre les pages de sa dernière trouvaille : un vieux livre aux belles images, volé dans une boutique.
Il raconte une histoire pas comme les autres, une Histoire Sans Fin, celle du Pays Fantastique où vivent des créatures étranges.
Elfes nocturnes et escargots de course, loups-garous et dragons sont menacés par un mal mystérieux qui efface tout sur son passage..
Bastien le comprend très vite : même Atréyu, le héros sans peur qu’il aime tant, n’a pas la force d’arrêter le Néant.
Un seul être est capable de sauver le Pays Fantastique : un enfant des hommes, venu d’un univers au-delà des frontières.. Un enfant qui n’est peut-être pas si loin que ça.

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Mon avis :
Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui, on se retrouve pour ma deuxième chronique sur le blog, portée sur le roman fantastique L’Histoire Sans Fin écrit par Michael Ende.

Qui n’a jamais rêvé, étant enfant ou même adulte, de se plonger véritablement dans l’univers qu’il est en train de lire ? Bastien, lui, a eu cette chance.
Grand classique de la littérature de jeunesse, je me devais de lire ce roman. Ayant toujours eu un grand intérêt pour les livres dans lesquels se trouve un basculement monde réel / monde imaginaire et fantastique, encore plus. 

L’Histoire Sans Fin est une ode à la lecture et à l’imaginaire. Ce roman montre le pouvoir de l’imagination, de la littérature et ses bienfaits sur les lecteurs.
Nous découvrons Bastien, petit garçon d’une dizaine d’années, mal dans sa peau, qui a perdu sa mère et dont les relations avec son père sont houleuses. Ses camarades d’école se moquent de lui et la solitude le ronge de plus en plus. Il va alors se plonger dans ce qui ne le décevra et ne le blessera jamais : un livre, qu’il vole chez un libraire. Il se réfugie dans un monde imaginaire pour échapper à la dure réalité de la vie. Ce que la plupart des lecteurs font, en réalité. 

Le livre qu’il lit passionnément raconte l’histoire du Pays Fantastique qui se trouve en grand danger : le Néant efface peu à peu tout le pays, entraînant sur son passage tous ses habitants. Le seul moyen de tous les sauver : un enfant venu du monde des Hommes doit donner un nouveau nom à la Petite Impératrice. Je vous laisse deviner qui va s’en charger..
Le petit Bastien va alors vivre toutes sortes d’aventures dans le Pays Fantastique, des aventures qui vont changer la personne qu’il est, changer également sa vie mais aussi celle des Hommes de son monde.

Ce roman met des mots sur un fantasme littéraire très répandu et ce depuis toujours : celui de briser la frontière entre imaginaire et réalité, d’entrer en contact avec les personnages de l’histoire que nous lisons, et de se retrouver corps et âme dans l’histoire pour que l’imaginaire devienne finalement réalité. 

J’ai beaucoup aimé ce roman, mais la lecture a été un peu compliquée pour moi. J’ai parfois dû faire de longues pauses dans ma lecture et m’accrocher pour ne pas me perdre dans ce monde si riche. L’abondance de descriptions permet au lecteur de bien imaginer à quoi ressemble cet univers inconnu pour lui et les créatures qui le peuplent, mais cela cache quelque peu l’action et fait traîner le roman en longueur. Néanmoins, j’ai adoré cet univers, nous sommes surpris de page en page, les créatures décrites et les paysages sont surprenants et passionnants. L’auteur a énormément d’imagination, il nous fait voyager dans un monde inconnu, fantastique, où tout est possible tant que nous le désirons.
Me plongeant dans les livres depuis mon enfance, je me suis reconnue en Bastien, et je pense que c’est le cas pour tous les amoureux de la lecture et des mondes imaginaires. J’aurais tellement aimé pouvoir devenir l’héroïne de mon livre préféré, être plongée littéralement dans l’univers décrit en étant plus jeune !
J’ai également apprécié le fait que nous suivons deux histoires bien distinctes au début, mais qui n’en font qu’une au bout d’un moment : nous lisons l’histoire de Bastien, qui vole un livre et le lit, et l’histoire du Pays Fantastique. Et soudain, ces deux histoires n’en font qu’une, puisque Bastien est plongé dans le Pays Fantastique. D’ailleurs, la réalité et l’histoire du monde imaginaire sont écrites en différentes couleurs pour ne pas que le lecteur soit perdu.
Concernant les personnages, ils sont complexes, mystérieux, et, chose importante, ils ne sont pas parfaits. Ils font des erreurs, ont des différends, et leur caractère change, comme c’est le cas pour tout le monde. Ils sont humains. Je pense que toutes celles et tous ceux qui ont lu le roman sont d’accord pour dire qu’à un moment, Bastien devient exécrable. Cela fait partie du voyage initiatique, il doit passer par là pour en tirer les bonnes leçons. 

La mise en abîme tout au long du roman m’a parue très intéressante : nous lisons un livre dans lequel un enfant lit un livre contant l’histoire d’un monde imaginaire. Dans un sens, nous, lecteurs, sommes le personnage central de l’histoire : à plusieurs reprises, Bastien fait allusion aux lecteurs, en déclarant qu’il se peut que quelqu’un lise son histoire, qu’il devienne alors le « nouveau Bastien » et que l’histoire recommencerait à l’infini, ce qui explique le titre du roman, L’Histoire Sans Fin.

En réalité, nous sommes tous des Bastien : nous, lecteurs, nous plongeons dans une histoire, nous nous mettons à la place des personnages et nous imaginons que c’est bien nous qui vivons ces aventures. En lisant, nous nous plongeons complètement dans un autre univers, échappant ainsi à la réalité nous entourant.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amoureux de la lecture, du fantastique, des mondes imaginaires. Il interroge le lecteur sur ce qu’il juge être réel ou imaginaire, et sur sa propre capacité à franchir cette barrière mentale. Et, comme Bastien, après avoir terminé un livre, nous en sortons, dans un sens, changés.

 

« Hélas, tout n’arrive qu’une fois, pourtant tout doit arriver.
Par-dessus monts et vallées, 
Par-dessus les prés et les bois,
Je m’en irai, je passerai.. »

 

 

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