Chronique N°1 : La Faucheuse

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Titre : La Faucheuse
Auteur : Neal Shusterman
Genre : dystopie
Date de sortie : 2017
Editeur : R-Jeunes adultes
Prix : 18,90€
Nombre de pages : 496
Note : 4,5 / 5

 

 

 

Résumé :
Les commandements du faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis :
Bonjour à toutes et à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique littéraire qui se porte sur le roman dystopique La Faucheuse de Neal Shusterman.

Puisque le résumé du roman ne dévoile pas grand chose sur la trame de l’histoire, je vais tout d’abord me pencher sur ce point mais, bien évidemment, sans trop en révéler pour garder la surprise aux futurs lecteurs et lectrices de La Faucheuse.
L’histoire se déroule dans notre futur, où la société se trouve complètement changée. En effet, la maladie, la vieillesse et la souffrance physique n’existent plus : les blessures guérissent très rapidement et lorsque quelqu’un meurt, il est obligatoirement ressuscité, même s’il s’agit d’un suicide. Les Hommes peuvent donc vivre éternellement et retrouver le physique qu’ils avaient à n’importe quel âge et autant de fois qu’ils le souhaitent. Pour réguler la population, une communauté est présente sur tous les continents : les faucheurs. Ils sont chargés de glaner, c’est-à-dire tuer un certain nombre de personnes par an et de la manière qu’ils désirent, mais leurs actions sont sans cesse guidées par de nombreuses lois et commandements.
Ici, nous suivons l’histoire de Citra et Rowan, deux jeunes gens choisis pour devenir des faucheurs. Ils bénéficient d’un apprentissage jonché, bien évidemment, de nombreuses embûches.

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Pour moi, ce roman a été un véritable coup de cœur. La base même de l’histoire est originale, nous découvrons une société complètement modifiée qui nous fait perdre tous nos repères. L’histoire est peu commune et innovante, j’ai déjà lu des dystopies, certes, mais ce roman ne s’en rapproche en rien, c’est une société totalement différente de ce que j’ai pu voir jusqu’ici.

Le livre se lit très rapidement, l’écriture est fluide, simple. Certes, j’ai trouvé le cœur même de l’action un peu long à commencer, puisque ce n’est qu’à la moitié du livre que nous sommes plongés dans une spirale infernale jonché d’embûches et d’imprévus. D’ailleurs, la trame est totalement imprévisible, nous ne sommes jamais sûrs de ce qu’il va se produire. Le début ne prépare en rien à la fin du roman.

Ce que j’ai préféré le plus dans ce roman, et c’est une des choses pour lesquelles il se détache des autres à mon égard, c’est la présence d’extraits de journal de bord de certains faucheurs avant chaque chapitre. En effet, chaque faucheur a pour obligation de mettre à l’écrit leurs actions, leurs pensées et leurs états d’esprit, et cela donne aux lecteurs de nombreux renseignements, comme la façon dont cette société s’est mise en place, leurs lois et leurs commandements, leur manière de vivre.. Mais ces extraits permettent aussi de pouvoir se mettre à la place des faucheurs, et non plus les voir comme des monstres ou des « méchants ». Ce sont des êtres humains qui sont contraints, pour le bien de l’humanité, d’ôter des vies. La plupart n’apprécient pas leur mission mais s’en sont habitués, et d’autres, bien plus cruels, se délectent de chaque vie enlevée..

Je n’ai pas relevé de stéréotypes chez les personnages, je les ai trouvés complexes et chacun a sa propre personnalité. Ce qui m’a manqué, c’est l’absence d’approfondissement de psychologie des personnages, surtout chez Citra et Rowan. Ils doivent apprendre à tuer et sont séparés de leurs familles, ce qui doit bien évidemment être bouleversant pour eux, mais ils ont l’air de s’adapter plutôt rapidement. Puisque le caractère de Citra n’est pas similaire au mien, je n’ai pas pu m’identifier au personnage. Mais je remercie l’auteur de ne pas en avoir fait une fille cruche, faible de caractère et qui s’apitoie sur son sort, puisque je trouve ce type de personnage très irritable. La relation entre Citra et Rowan n’a rien d’ennuyeux et de romantique, je l’apprécie d’ailleurs particulièrement, puisque ce n’est généralement pas ce que l’on rencontre dans ce genre de roman pour la jeunesse.

Pour conclure, je n’ai qu’une chose à dire : si vous hésitiez à le lire, foncez. C’est une histoire prenante, je ne me suis pas ennuyée une seconde, et les relations entre les différents personnages sont très intéressantes. J’espère ne pas être déçue par le tome 2, Thunderhead.

On se retrouve bientôt pour une prochaine chronique !

 

« Je suis la lame par ta main dirigée,
Tranchant un rayon d’arc-en-ciel,
Je suis le marteau, mais tu es la cloche,
Résonnant dans l’obscurité.
Si tu es le chanteur, alors je suis la chanson,
Une mélopée, un requiem, un chant funèbre.
L’élan éternel de l’humanité. »

 

 

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